Nos lecteurs ont pu trouver dans cette page, durant plusieurs mois, des reproductions des correspondances qu'entretint René Guénon avec certains de ses lecteurs ou proches. Durant l'élaboration de ce site, nous avions considéré les points suivants, qui plaidaient, pensions-nous, en faveur d'une telle publication:
- la correspondance d'un Maître de la spiritualité présente toujours un intérêt doctrinal considérable, et certains points de l'enseignement peuvent être "adaptés" d'une façon plus particulière selon la mentalité du correspondant.
- Dans le cas de la fonction spirituelle particulière qui fut celle de René Guénon, nous pensons que c'est une même Autorité qui s'exprime dans les écrits publics et dans les lettres.
- René Guénon avait lui-même "donné l'exemple" en mentionnant, dans les Principes du Calcul Infinitésimal, des correspondances entre certains contemporains de Leibnitz.
- Après nous être informés auprès de certaines personnes reconnues dans le milieu des Etudes Traditionnelles, il n'y avait pas, à notre connaissance, d'opposition écrite provenant de René Guénon à la diffusion de sa correspondance.
- Certaines correspondances publiées, par exemple celle que Michel Vâlsan a reproduite et commentée dans l'annexe III d'une édition des Symboles Fondamentaux de la Science Sacrée, ont donné lieu à des écrits considérés par l'ensemble des Etudes Traditionnelles comme ayant une portée et une valeur considérables.
Telles étaient, en l'absence d'une interdiction de diffusion provenant de René Guénon lui-même, les principales raisons qui nous ont guidé dans notre décision. Mais nous apprîmes récemment, de la part d'un proche de René Guénon, que celui-ci aurait oralement exprimé son souhait de ne pas voir sa correspondance publiée. Etant informés de ce fait nouveau, qui pour nous prime sur toute autre considération, nous avons en conséquence retiré immédiatement de notre site les pages contenant ces lettres.
Nous avons l'idée que cela vise la publication de l'ensemble des correspondances disponibles de René Guénon. Les lettres du Maître, ou certains passages appropriés de la correspondance sont toujours suceptibles de servir de base à des éclairssissements ou des révélations doctrinales majeures, comme ce fut le cas, entre autres, pour l'article de Michel Vâlsan mentionné plus haut. Mais, dans l'état actuel des choses, il semble que ce soit là tout ce qu'il est souhaitable de faire.
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